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Durant l'été
1995, j'ai suivi un stage (week-end) d'orpaillage. La première
partie s'est déroulée sur les berges du Doubs, près
de Dole (Jura).
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Il faut d'abord récolter des pierres
et des graviers sur les bords de la rivière (et pas dans
le lit). L'orpailleur nous a emmenés à l'endroit
où il creusait lui-même pour ses recherches, et pas
sur un site épuisé, comme font parfois certains
animateurs de stages peu scrupuleux.
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L'animateur explique le mode
d'emploi des principaux outils : le tamis, la batée, et le
toboggan (sluice). |
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La batée en tole de 40cm de diamètre
("chapeau chinois") sera utilisée pour concentrer
le gravier brut.
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Les galets et les graviers récoltés
dans le seau sont versés dans le tamis posé sur
la batée. La batée est calée solidement pour
ne pas basculer.
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Il faut saisir en même temps la batée
et le tamis et mouiller le tout pour filtrer le contenu du tamis.
On gratte les gros galets et les morceaux de racines éventuels
pour bien les débarrasser de la terre qui peut contenir
des paillettes.
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Les graviers sont nettoyés, et les
plus gros sont enlevés au fur et à mesure pour alléger
l'ensemble.
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Après secouage (débourbage),
il reste dans la batée le sable fin et les gravillons.
Il faut maintenant concentrer ce sable en le lavant.
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Le lavage : l''orpailleur anime la batée
d'un mouvement tournant, en secouant de temps en temps, pour séparer
l'or (qui se déplace vers le fond) du sable léger
(qui est éjecté par-dessus bord). Pour soulager
le poids de l'ensemble, il faut poser la batée sur la surface
de l'eau, mais sans laisser l'eau submerger la batée. Les
débutants maladroits ont vite mal au dos.
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Le mélange final est raffiné
en retirant les grains de sable les plus gros à l'aide
d'un peigne. Il restera alors le "sable lourd" au fond
de la batée.
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Le mouvement tournant de l'orpailleur permet
d'éliminer habilement le sable inutile. Le sable contenu
de la batée se répartit dans une "queue de
comète" (à éliminer avec précautions)
et un "fond" composé d'un reste de sable fin
mélangé avec les paillettes et les métaux
lourds
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On ne peut pas trier plus finement les
paillettes avec la méthode de la batée. Le sable
aurifère est donc transvasé dans un "pan" (poële
à fond plat peinte en noir) pour trier les quelques paillettes
d'or sans en perdre une seule.
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Cette fois, on aperçoit les paillettes
d'or dans le résidu de sable. Il faut laisser juste un
peu d'eau et apprendre le bon mouvement pour bien étaler
le contenu sur le fond.
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Mickey en train de trier les paillettes
avec le pan. Pour récolter les paillettes étalées
sur le fond du pan, on utilise simplement le bout du doigt (sec)
pour y coller les paillettes une à une. Ensuite, on pose
le bout du doigt sur un tube rempli d'eau à ras bord, et
la paillette coule aussitôt au fond du tube.
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Autre "placer" visité
pendant ce stage : sur les bords du Rhin, près du barrage
de Kembs (tout près de la Suisse).
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Sur un des îlots au milieu du Rhin.
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Le sluice dans le fil de l'eau (inclinaison
de 6 à 8%). Le courant d'eau doit à peine recouvrir
le sluice, pour faire glisser doucement le sable sur la moquette
sans entraîner les paillettes dans les tourbillons.
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On verse le seau rempli de sable et de
galets sur la moquette. Les orpailleurs du Far West utilisaient
une peau de mouton à la place de la moquette.
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Les gravats sont entrainés par l'eau
mais les paillettes d'or restent accrochées dans les poils
de la moquette. Elles se déplacent tout de même au
fur et à mesure vers le bas. L'orpailleur qui anime le
stage considère qu'il ne faut pas verser plus de 10 seaux
avec ce type de sluice, si l'on ne veut pas que les paillettes
se déplacent sur toute la longueur et se perdent.
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La moquette est retirée du fond
du sluice, placée dans un seau et déroulée
petit à petit en étant grattée vigoureusement.
On obtient alors du sable "riche" (contenant beaucoup
de paillettes) , qui sera trié plus tard. Normalement,
le travail à la batée sert à tester un "placer".
Une fois le placer identifié, on peut utiliser le sluice.
Durant le stage, on a surtout utiliséé la batée
qui permet de faire un travail moins rapide, mais plus raffiné.
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