Ilotresor
Prospection
Détection

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De nombreux systèmes sont employés pour fabriquer des détecteurs de métaux.

Le plus simple est dit "à battements". Il était utilisé dans les tout premiers appareils, et on le trouve dans de nombreux schémas ou kits en "bas de gamme". Principe : quand on approche un objet métallique d'une bobine, on constate une variation de son inductance. Si cette inductance (bobine) fait partie d'un oscillateur, la fréquence de cet oscillateur changera. selon la nature du métal (ferreux ou non ferreux), cette fréquence diminuera ou augmentera. Un appareil très simple peut être construit en bobinant quelques dizaines de tours de fil émaillé sur une forme (isolante, non métallique) de 20 cm de diamètre. Cette bobine fera partie d'un circuit oscillant vers 150 kHz composé (par ex.) d'un seul transistor. Avec un simple poste de radio accordé dans la gamme des grandes ondes placé à proximité, on recevra le signal. En approchant une masse métallique de cette bobine, on fera varier la fréquence, et on entendra un sifflement changeant sur la radio. Mais un tel système n'est pas très stable.

On peut aussi utiliser un oscillateur fixe (et blindé, avec alimentation stabilisée, pour qu'il soit vraiment fixe) et un oscillateur variable utilisant la bobine de la tête de détection. En mélangeant le signal de ces deux oscillateurs, on obtient un "battement" (différence des deux fréquences). L'astuce consiste à créer un battement audible (quelques kHz, ou quelques dizaines de Hz). Mais le problème, avec ce système, c'est la synchronisation des oscillateurs. Lorsque l'on obtient presque le "battement zéro" (quelques Hz), les deux oscillateurs se synchronisent, et cela limite la sensibilité de l'appareil. On doit donc utiliser un battement plus "haut" (quelques centaines de Hz), et une variation de 10 Hz sur une fréquence de 1 kHz n'est plus perceptible.

Bonne bidouille !