1866


ALEA JACTA EST !



1866ème épisode, par Maître Chang (qui rivalise avec Fumax en faisant feuilleton à part)

(Suite du 1848ème épisode).

      Et voyageant sur l'attèle de Pégase, la tempête fit rage contre mon corps, les gouttes tranchantes s'abattirent violemment sur mon torse illuminé par la rage de surmonter cette épreuve à laquelle les dieux m'avaient soumis, je rayonnais de souffrances physiques, et ma raison se détachait sans cesse pour se délecter de me voir saigner de ces maux élémentaires.
      Le vent redoubla de vorticité, voulant sans doute me faire changer de cap, dérobant l'air sous les ailes de Pégase pour voler la portance. Mes yeux tentaient de rester ouverts, ils me firent pleurer des larmes ardentes creusant mon visage de rides éphémères, mais à la fois éternelles. Je m'agrippais à l'animal sans savoir pourquoi, me laissant guider et me contentant de résister aux souffrances physiques.
      Et le froid figea le soleil à l'horizon, l'empêchant de se lever, et le brouillard masquait les étoiles semblant se noyer. Rien, le néant, plus de place ni à l'amour ni aux sentiments, tout se dissocia naturellement, j'y étais sans doute contraint.
      Mais Pégase battit de ses ailes au travers les maux de l'Olympe... Qu'y avait-il à faire que de contempler ma déchéance ? J'étais magnifique et fier à contrer le courroux de Zeus, il était là partout montrant sa puissance, et m'empêchant de penser et de faire battre mon cœur...
      Soudain l'illusion prit place, je fermai les yeux, et je vis mon étoile briller au travers du brouillard, mes songes devenaient réels, et je me mis à aimer cette étoile, simplement parce que je le désirais. Les intempéries laissèrent place à une voûte clémente, claire, limpide et soyeuse, c'était un plaisir que de fendre la brise à cette allure lumineuse... Elle était là, mon étoile celle qui m'avait permis de dissiper le brouillard... Bientôt Pégase me déposa sur le sol invisible du royaume du Cérbère hagard...
      Je marchai encore une fois nu jusqu'à lui, je m'agenouillai et avant que je ne pus prononcer mots il prononça les lourds mots suivants:
      Cerbère : Qui es tu étranger, toi qui ose troubler ma quiétude absolue ?
      Moi : Je suis un messager de Pégase, par son biais je suis arrivé jusqu'à toi, O! Cerbère, et il ne serait question de repartir sans la clef de ce mystère.
      Cerbère : Il n'y a point de mystère en ces lieux légendaires, que de la brume faite de toi, et de ton âme séculaire... Chaque voyageur reflète en ces lieux le sang de son âme, il en fait son histoire, son gardien ou son blâme, il vit dans son imagination fertile, et n'arrive souvent pas à se défaire de sa vision stérile. O! Toi étranger sauras-tu plonger aux sources du brouillard, l'ignorer et enfin découvrir le mystère de cette étoile qui scintille comme un phare ?
      Je levai la tête vers les cieux enflammés, puis les baissai vers mes pieds suspendus dans le néant de mes pensées... Et apparut mon arbre, comme par magie au loin l'étoile était là, elle se laissa approcher pendant que je marchai vers la fontaine alors que sonna le glas.
      J'étais aux sources mystifiées! Puis dans les eaux troublées par les vaguelettes, je pus apercevoir qui rayonnait de mille et une facettes.. C'était elle..., sans doute parce que je le voulus, sans doute parce qu'elle enflammait mes pensées et mon cœur déchu… sans doute parce que c'était elle sans doute parce que c'était moi....
      Je plongeai mes mains usurpées par la passion, et je bus jusqu'à n'avoir plus soif de raison, je bus ! et lorsque je finis, je passai ma main sur ma bouche pour essuyer les gouttes restante, je la regardai la contemplai et la pris entre mes deux mains...
      "Je l' ai eu! Kix, Klaus, Jarod, Mickey, Hiram ! Je l'ai entre mes mains c'est elle, cette putain de merde de chouette!!!
      (…)
      Hiram : "P'tain lâche ma tête merde !!!"
      Jarod ouvrit un oeil pour voir ce qui troublait sa cuve. Kix interloqué bondit soudainement et cogna la tête contre la toile de la tente où nous dormions tous.
      Klaus : "Ho !! là, y s'passe quoi là?!"
      En se levant Kix renversa la bouteille de Gin qu'il avait jalousement mise entre ses jambes sans la refermer, au cas où quelque insomnie somnambulesque lui fasse approcher sa main du nectar alcoolisé et en boire une gorgée.
      Patrice en se prenant tout sur la gueule, agacé par cette douche bien matinale, se réveilla aussi.
      Maître Chang : Excuse-moi Hiram, j'croyais que j'avais trouvé la chouette... dis-je la queue basse.
      Hiram : "Hey t'hallucines gars faut arrêter de fumer ta poudre là, t'as réveillé tout le monde avec tes conneries !"
      Kix : "Faites chier les gars, moi j'suis pété (il reprît une gorgée), j'ai besoin de dormir"
      Klaus : "Pour la peine c'est toi qui creuseras demain, et t'iras chercher une bouteille de 'sky à Molsheim !" dit-il d'un ton condescendant.
      Patrice : "Ouais ça lui apprendra à prendre la tête d'Hiram pour un rapace !!!"
      Hiram : "Quoi t'insinues que j'suis qu'un vautour !!!"
      Kix : "Bah c'est vrai Hiram, t'as tendance à un peu boire plus que nous tous !!!"
      Maître Chang : "Ouais c'est toujours toi qui squattes la teillebou le soir !"
      Patrice: "Hey toi ta gueule avec tes hallucinations bidons !"
      La rébellion prît place dans la cabane et Maître Chang constata qu'il y régnait une odeur de gin.
      Maître Chang : "Tain Kix tu fais chier fais gaffe en te levant t'en as foutu partout, j'en ai plein les pieds !"
      Maître Chang prit les pieds dans sa bouche pour déguster le gin qui suintait alors.
      Kix : "Beurkkkkkkkk t'es dégueu !!"
      Patrice alors se grailla une clope pour se détendre.
      Klaus : "Merde Patrice tu vas pas fumer ici ???
      Tout d'un coup on entendait les chants joyeux :
      — "Il est des nooooooooôôôôôôOOOOOtre, il a bu comme les auOOOOOtreeeee... haaaaaaaaarghhhhhhhhhhh"
      C'était Guismo et Vélo qui revenaient complètement déchirés, ils s'écroulèrent sur la tente où tout le monde était en train de se prendre la tête, en écrasant par la même occasion la tête de Patrice.
      Patrice : "Heyyyyyyyyyyyyy, enculé !!!"
      Du coup il lâcha sa clope et elle tomba sur les pieds à Maître Chang, qui s'enflammèrent illico
      (Tous ensemble) : "Au feuuuuuuuuu!!! "
      Ils se précipitèrent vers l'ouverture de la cabane qui brûlait, sous la précipitation, Patrice se fit écraser par une douzaine de pieds...
      "Viiiiiiiiiiiiiiiiite"
      Maître Chang : "Je brûûûûûûle au secours, faites quelque chose !!!
      Kix : "Attends j'te pisse dessus pour éteindre le feu !!"
      Quand les choses devinrent calme, la bande des 10 regarda avec déchéance les cendres de la cabane.
      Klaus : "Putain les gars, regardez, y caille là on va faire quoi maintenant ?
      Jarod dégoûté gerba violemment sur les pieds à Maître Chang qui se trouvait par hasard à côté.
      Maître Chang : "Vas-y merde va vomir ailleurs ailleurssssssss là !!!
      Patrice était mort de rire... : "T'avais qu'à pas nous faire chier !"
      Klaus : "Alors vous avez trouvé quelque chose ? (s'adressant à Guismo et Vélo)
      Kix : "Bah attends t'as vu comment ils sont déchirés ils ont encore été picoler à la Hoube, les salauds !
      Guismo et Vélo : "Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiirghhhhhhhhh, en rigolant bien lourdement et fiers d'eux. On s'est tiré 25 bières chacun, puis on a attaquer le 'sky pour le chemin du retour."
      Jarod : "Ho la la, à ce rythme on arrivera jamais à faire toute la zone, on n'a creusé que 12568 trous depuis 3 ans !!!
      Klaus : "Allez les gars moi j'vais dormir dans la chapelle Saint Léon."
      Tous ensemble : "Allez on y va !"
      Saroumane (qui était mort de rire) : "Hey les gars vous allez où ???" dit-il ironiquement.
      La bande des 10 s'en alla bredouille aux abords de la D45 A...
      Maître Chang : "Ouais, t'manière on la trouvera avant vous !!!"

(à suivre)