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Les magnétomètres peuvent
être des compléments aux
détecteurs de métaux classiques. Ils
permettent de détecter des métaux
ferreux à grande profondeur (ou sous l'eau,
pour les épaves) en analysant les variations
locales du champ magnétique terrestre. Ces
appareils coûtent très cher, et sont
destinés aux "vrais" scientifiques. Il est
donc rentable (et intéressant) de les
bidouiller, surtout que les schémas ne sont
pas forcément compliqués...
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Il faut retenir que les unités
d'induction sont le Gauss (G, système
EMCGS), le Tesla (T, système SI) et le
gamma.
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1 Tesla = 10.000 Gauss
(104 G) = 109
gammas
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On utilise aussi : 10-9 T = 1
nanoTesla = 1 nT = 1 gamma
Les unités les plus employées par
les constructeurs sont le nanoTesla
(10-9 T) correspondant au gamma, le
microTesla (10-6 T), le milliTesla
(10-3 T) ou le Gauss (10-4
T). Le champ magnétique terrestre varie de
70.000 nT (pôles) à 25.000 nT
(équateur). Il était plus "humain"
d'utiliser le Gauss, bien adapté à la
mesure du champ magnétique terrestre qui
fait en gros "un demi Gauss" (pas de nanos ou de
micros à manipuler). Mais le système
SI impose le Tesla !
Si l'on est rigoureux, le Gauss, le Tesla et le
gamma servent à mesurer la "densité
de flux magnétique". Certains constructeurs
emploient l'Oersted (unité de force de champ
magnétique), qui est équivalent au
Gauss car l'air a presque les mêmes
propriétés que le vide, et dans ce
cas, les deux unités peuvent être
employées de façon équivalente
sans commettre d'erreur.
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Un article des "Proceedings of the IEEE"
(vol.78, n°6, juin 1990) présente
l'état de l'art dans le domaine des capteurs
: "A review of Magnetic Sensors" (27 pages).
Différents types de
magnétomètres sont passés en
revue :
- "Search coil" (simple bobine avec ampli de
mesure à la suite).
- "Flux gate" (deux bobinages sur un noyau ;
on envoie un signal sinusoïdal sur le 1er
enroulement et on mesure l'amplitude de la 2e
harmonique, proportionnelle au champ
magnétique, sur le secondaire).
- "Optically pumped" : on exploite l'effet
Zeeman (dédoublement d'une raie du
spectre de la vapeur de césium).
- "SQUID" : Superconducting Quantum
Interference Device. Ce dispositif utilise des
matériaux supraconducteurs (très
basses températures), et ce n'est plus de
la bidouille. Il permet de mesurer des signaux
de 10-5 Gauss (pour voir
l'activité du cerveau :
magnétoencéphalographie).
- "Hall effect sensor" : voir ci-dessous pour
des précisions : c'est réalisable
par un bricoleur !
- "Magnetoresistive sensors" : un peu comme
l'effet Hall, mais avec du Permalloy (alliage de
nickel et de fer). Philips fabrique de tels
détecteurs : KMZ10, KMZ41, KMZ51... Ces
composants sont très sensibles ! Plus que
les cellules à effet Hall.
- "Magnetodiode" : composant pas facile
à fabriquer, et pas facile à
trouver chez les revendeurs...
- "Magnetotransistors" : utilisant l'effet
Hall ou l'effet Suhl.
- "Fiber-Optic" : c'est un
interféromètre de Mach-Zender dont
une des branches est entourée d'un
matériau magnétostrictif
(dimensions variant selon le champ
magnétique). On peut détecter des
changements de longueur de la fibre de
10-13 mètres ! La plage de
mesure varie de 10-7 Gauss à
10 Gauss.
- "Magneto-Optical" : utilise l'effet Faraday
(polarisation de la lumière traversant un
cristal dont la constante de Verdet est
forte)... Ne m'en demandez pas plus, je me
contente de résumer ce que je lis dans le
texte, mais je me vois mal avec ce genre de
montage sur une table de cuisine
poussiéreuse.
L'application la plus populaire de ces capteurs
est la mesure de la position d'un axe (roue
dentée et capteur à effet Hall) dans
un moteur de voiture. L'application la plus
"secrète" est la détection de
sous-marins ennemis (qui savent qu'ils sont
détectés, donc qui se
protègent) depuis des avions amis volant
très haut. Imaginez le champ
magnétique terrestre moyen de 0,5 Gauss, et
le magnétomètre à fibre
optique qui peut mesurer 10-7 Gauss,
comparé au champ magnétique produit
par le cerveau (10-5 Gauss)... A quelle
distance détecte-t-on le passage de la
bicyclette du facteur depuis un satellite ?
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Magnétomètre à protons
:
- "Loisirs Pratiques" (revue disparue,
numéros 1 à 9 disponibles en album
relié à la boutique
"Prospections", Paris XVIIIe) : article de
Claude Clerc et Jacques Perrelet
décrivant en détails la
réalisation d'un
magnétomètre à protons.
L'appareil semble farfelu, car il se compose
principalement d'une perche de 2 mètres
que l'on tient horizontalement (comme un
équilibriste), avec une bouteille remplie
d'eau (si, si !) à chaque
extrémité. Mais ne riez pas... Si
vous doutez, lisez des encyclopédies et
quelques articles sur la théorie de la
"précession de Larmor". Vous verrez qu'un
"magnétomètre à protons"
(dont le nom pourrait effrayer les foules) est
bien composé de deux bouteilles d'eau
fixées au bout d'une perche et de
quelques circuits électroniques.
- J'ai recopié
sur le site-mickey le dossier
"magnétomètre à
protons"
trouvé
sur un site américain . La
version a été remise à jour
le 10 février 1999. J'essaierai de faire
régulièrement un tour sur le site
pour voir s'il y a des modifs... en
espérant que les pages originales ne
disparaitront pas trop vite.
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"Fluxgate" (variation de flux dans une
bobine sur noyau en "mumétal") :
- "Electronics World + Wireless World",
septembre 1991 (7 pages) : "Fluxgate
magnetometry". Un schéma, mais sans
circuit imprimé ni affichage. Bonne
explication du principe de mesure.
- "Electronics World + Wireless World",
janvier 1992 : "Electronic fluxgate compass" (5
pages). Il s'agit d'une boussole à
affichage numérique. Une boussole de ce
type était vendue chez Tandy (marque
Micronta, affichage comme un horizon artificiel
d'avion).
- "Radio Electronics", novembre 1989 :
"Digi-Compass". Explications sur le "fluxgate
magnetometer", description avec schéma de
la boussole électronique "Micronta" (pour
voiture), et interfaçage de cette
boussole sur un PC pour voir un cercle avec un
trait sur l'écran symbolisant l'aiguille
d'une boussole.
- "Electronics World + Wireless World",
décembre 1994 (1 page) : "Magnetic field
detector". Schéma simple à 4
transistors et un 4011, avec bâtonnets de
ferrite.
- "Electronics", 24 novembre 1977 :
oscillateur variable à 2 transistors
réagissant aux variations de champ
magnétique. Schéma de base
à étoffer. On utilise du
mumétal, mais ce n'est pas un
problème. Si des bidouilleurs sont
intéressés, il leur suffit de
récupérer les "antivols"
insérés dans les livres (pas les
spirales plates carrées, mais les
barrettes transparentes fines de 10 cm
collées entre les pages !). Ils pourront
fabriquer leur magnétomètre avec
ce mumétal de récupération.
- "Electronic Engineering", mars 1977 : "High
precision magnetometer using COS MOS circuits"
(2 pages). Utilise une barrette de
mumétal de 3 cm de long, et de 1mm sur
0,1mm d'épaisseur... Vous voyez, c'est
pile-poil les dimensions des antivols (voir plus
haut) ! 5 transistors et quelques CI (4066,
4011, 4013, LM 108).
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Les magnétomètres à base
de cellules à effet Hall.
- "Radio Electronics", juin 1991 : "Build an
electronic compass" (4 pages). Une boussole
électronique avec deux capteurs type
UGN3503U, LM324 et 78L05. Une LED s'allume quand
on positionne l'instrument correctement "vers le
nord".
- "Nouvelle Electronique", n°42, 15
février-15 avril 1999 :
"Gaussmètre digital" avec un capteur
UGN3503U et l'équivalent d'un
voltmètre digital. Normalement vendu en
kit, mais facilement bidouillable sans acheter
le kit.
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